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  1. Les Courtais
    03 210 Souvigny

 
 

Emmanuel Frachon, c’est d’abord un regard d’une rare perspicacité teinté d’une infinie gentillesse qui pourrait passer pour de la réserve alors que ce n’est que la marque d’un gentilhomme campagnard. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Emmanuel, Mano pour les intimes, connaît — dût sa modestie en souffrir— cette chose si délicate à saisir tellement ses nuances sont grandes, qui s’appelle la campagne, celle qui vient du fond des âges, chère à Foudras et à Vincenot. Il a saisi l’âme de cette vie campagnarde telle que l’ont brossée magistralement Neufbourg dans les Paysans et Pierre de la Vaissière dans ses Gentilshommes de l’ancienne France. Il faut le voir à la sortie de l’hiver dans l’humidité et la boue, de sa cour de ferme du Bourbonnais au milieu de ses moutons lors de la pleine période d’agnelage pour comprendre que sa manière de vivre n’a rien d’une pose. Et c’est peut-être pour cela qu’il sait si bien transposer sur une toile tout cet univers.


Emmanuel Frachon, c’est avant tout une œuvre emplie de poésie, faite de charme un peu désuet, mais aussi d’émotion et d’enthousiasme. C’est une œuvre qu’on aime voir et revoir parce qu’elle nous rappelle des jours heureux que l’on espère retrouver à la prochaine saison. Sans doute parce qu’il a cette qualité rare de savoir conférer aux chevaux, aux chiens, aux gibiers et aux hommes, une grandeur toute simple.


Un Frachon est reconnaissable entre mille. Par certains côtés, il suggère Rien Poortvielt, par d’autres il fait penser à Condamy, avec une influence de Karl Reille. En réalité, son trait n’appartient qu’à lui. Dessins, lavis au sépia, aquarelles, Mano s’empare de la campagne et de ses acteurs avec une rare maîtrise. Il traite son sujet avec un œil dont la finesse n’est jamais prise en défaut et il donne au spectateur l’illusion d’avoir un œil aussi fin.Olivier Morel d’Arleux


Frachon, c’est une ambiance qui suggère l’imagination où campagne, chasse et poésie se rejoignent. C’est un bât l’eau sur les rives d’un étang, c’est une passée aux canards... Autant de sujets qu’il cherche à fixer.